jusqu'au 19 septembre
Aragon et l'art moderne
Musée de la Poste

Welcome to Wonderland

alice
22 mars 2010

Préambule : aujourd’hui le CroustiDoc et moi même nous livrons à l’exercice de la critique à 4 mains (les miennes sont italiques).
Pour les inconditionnels de l’edito ne vous en faîtes pas le CroustiDoc revient dès la fin de semaine.

Avant tout peut-être convient il de recontextualiser l’œuvre et ce qu’elle représente à mes yeux.

Alice au pays des Merveilles : était loin d’être mon dessin animé préféré.
Malgré la débauche d’exubérance et les personnages chamarrés c’est vers Robin des bois que mon cœur d’enfant penchait (deux explications : mon esprit aventureux et la fameuse chanson odelaliii).

Alice au pays des Merveilles : est un ouvrage que je n’avais pas lu avant cette année et l’intrusion de deux trois coïncidences surprenantes dans ma petite vie.

Alice aux pays des Merveilles
: s’est alors imposé à moi.

Dans le roman Lewis Caroll prouve son amour des mots, de l’humain, du conscient, de l’inconscient, de l’imaginaire, du réel. Il brouille les frontières, allume des lumières pour mieux en éteindre d’autres.  Lewis Caroll se joue des mots, illustre ses divagations et le fait pour le cœur d’une demoiselle. Jolie histoire, offerte à son inspiratrice Alice Liddell en 1864, pour nous rappeler qu’écrire pour les autres peut générer de grandes aventures et de longues nuits de récits.

Alice au Pays des merveilles est la porte ouverte au surréalisme, le regard innocent de l’enfant, l’ouverture d’esprit, l’abolition du pré établi. Alice était un modèle d’avant-gardisme et d’anti conformisme en son temps, c’est à présent un modèle d’intemporalité déjantée.
L’une des histoires qui me force encore à croire que l’imaginaire peut résonner en chacun et que le récit fédère.
Et puis à présent Alice au pays des merveilles c’est un film de Burton.
Ici commence un autre récit……

Alice a grandi, c’est une jeune femme à présent, toujours illuminée par ses rêveries d’enfant. Alors qu’elle se doit de dire oui à son prétendant, elle s’enfuit en courant et retombe dans son univers onirique, dans ce pays des merveilles qu’elle a visité auparavant.

Tim Burton propose une suite du Roman de Lewis Carroll, évitant ainsi les pièges de l’adaptation cinématographique. Alice est plus adulte. L’exercice est alors plus simple pour le réalisateur qui peut jouer avec les personnages et ainsi adapter son esthétique sombre et gothique à l’univers du conte. Autant dire que tous les ingrédients sont réunis pour que ce film soit une réussite.

L’actrice Mia Wasikowska qui incarne Alice, bien que très fade au début du film, s’affirme et s’impose au long de l’histoire. Johnny Depp est dans un rôle qui lui sied à merveille, même si on le retrouve trop souvent réduit à ce type de personnage. Helena Bonham Carter est une réelle bonne surprise (en terme de jeu, pas de casting). Anne Hathaway est moins convaincante, son rôle ayant, évidemment, moins de relief.

Alice au pays des Merveilles reste une production Disney, une morale sur le triomphe du bien sur le mal. On aurait pu attendre une version un peu plus trash de la part de Tim Burton mais le réalisateur de Beetlejuice a vieilli. Je ne peux vous dévoiler la fin mais j’avoue que le dernier plan m’a laissé dubitatif… au point de me demander si j’ai bien compris l’épilogue. Tout ça pour ça, c’est bien dommage d’avoir terminé avec ces quelques minutes inutiles qui viennent gâcher un si beau spectacle.

Pour ma part, cela fait déjà un moment que j’ai assisté à la projection, je n’ai pas rédigé ma chronique de suite car je voulais prendre le temps de laisser en moi décanter l’histoire. Comme vous le savez, la critique technique est loin d’être mon exercice préféré, je lui préfère l’affect. De ce film je retiendrai les couleurs, les personnages, le travail d’un imaginaire fort et affirmé, le jeu des rôles, des mondes, des dualités. Je retiendrai les questions, les réponses, l’introspection. Alice au pays des Merveilles est un film à aller voir sans attente particulière ni référence trop prononcée, du moins faut-il peut être tenter de les estomper. Alice au pays des merveilles est une histoire à regarder avec les yeux de l’enfance et à vivre avec les indécisions de l’âge adulte.

p.s : qu’on se le dise, je paye un ciné au premier qui me trouve le DVD Disney.


Commentaires

  • Tran Lule, le 21 juillet 2011

    I’m sure you have found insight from the words, « Seek not happiness too greedily and be not fearful of happiness.. ».

Quelque chose à ajouter?

  •  Ciné Crousti
  •  crousti blablate
  •  Crousti se culture
  •  Crousti zik
  •  Fashion Crousti
  •  les croustifiches de lecture