jusqu'au 19 septembre
Aragon et l'art moderne
Musée de la Poste

Veuve noire

louise bourgeois
1 juin 2010

Crédit photo : Robert Mapplethorpe

Aujourd’hui je suis triste, non pas parce que le ciel est gris ou parce que c’est l’avant première de Sex And the City, si je suis triste c’est parce que Louise Bourgeois n’est plus.

Et si je prends la plume numérique pour glisser quelques mots à ce propos c’est parce que c’est la première fois pour moi (pas de jeu de mots sur les G Squad, l’heure est grave) que la mort d’une « célébrité » me rend morose.

Entendons nous, je porte toujours des escarpins dorés et je suis bien allée travailler mais avec le sentiment étrange qu’une petite partie de moi s’en était allée.

Je me moquais (gentiment toujours) de ma mère lorsqu’elle m’incitait à relire tous les textes de Ferrat lors de son décès, je ne comprenais pas que les gens puissent s’émouvoir de la perte d’un être qui ne leur était pas « personnellement » proche. Mais ce matin les choses ont changées !
Attention, ce n’est pas non plus la révolution mais l’œuvre de Louise Bourgeois, résonnait en moi, j’aimais la manière élégante et singulière qu’elle avait de vaincre ses démons en les transcendant par l’art.
Je respectais la complexité et la richesse de son travail, je trouvais le personnage attachant, troublant, en accord et en avance sur son temps.

Bref, à 98 ans Louise Bourgeois s’éteint mais au risque de verser dans le sentimentalisme, j’aime à penser que son œuvre et son regard malicieux trouveront toujours écho en moi.


Quelque chose à ajouter?

  •  Ciné Crousti
  •  crousti blablate
  •  Crousti se culture
  •  Crousti zik
  •  Fashion Crousti
  •  les croustifiches de lecture