© Dominique Issermann
La semaine dernière je me suis rendue à l’expo Sonia Rykiel. Un destin de femme, un personnage, une histoire racontée à travers 40 ans de création, des mots déposés, les mots de tous ceux dont elle a changé le regard et pour qui son empreinte restera gravée. Une pointe de couleur dans leur quotidien, un souvenir, une anecdote, personnelle, intemporelle. C’est ce qu’on appelle le talent non ?
L’art n’est qu’une intention. Lorsque le noir se joue du blanc, que la couleur se joue des sens, alors se crée la dépendance, le sentiment discret que l’œuvre va nous parler.
L’art n’est il pas simplement l’art de faire passer un peu de son propre regard dans celui des autres ? L’art de s’émouvoir, l’art d’une sensation, n’est ce pas ce que nous cherchons tous à notre façon ?
Pourquoi restreindre le talent ? Pourquoi chacun ne pourrait en avoir, au détour d’une phrase, d’une émotion, d’une déraison ?
La création ne porte pas de nom elle est ce qui nous transporte chacun à notre façon. Ce qui nous surprend, lorsqu’on s’y attend le moins, lorsqu’on en a besoin.
Voilà les quelques mots que j’avais noté ce jour là au détour d’une contre-allée.
Je me suis qu’au fond, cela valait bien une chronique, sans doute.
Bonne journée les pois cassés.
Commentaires
Gonzague, le 16 décembre 2008
marion, le 16 décembre 2008
crousti myrt, le 16 décembre 2008
Stéphane, le 18 décembre 2008