la notion de fin me fait peur.
C’est sûrement pour cette raison que dès que je croise une fin j’y accole un début.
Mais la fin justifie-t-elle le moyen ? Doit-on par peur de mettre un point, laisser en
suspension les raisonnements et les raisons ?
Le suspend crée-t-il le suspens ? L’inachevé achève-t-il de nous achever ?
Ou plutôt nous nourrit-il ? Plus de faim sans fin, élémentaire ou juste précaire ?
trop de questions rendent bien plus souvent pesantes qu’apaisantes les interrogations.
et lorsque plus rien n’est léger ne faut-t-il pas tout laisser s’envoler ?
Mais si tout vole et tout décolle est ce que tout fuit et tout s’enfuit ?
Parfois le non n’est pas un oui mais parfois le non n’est pas un non.
Et l’homme inventa l’ouon.
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Marion, le 11 septembre 2009