Il y a un an j’écrivais cela. Le point d’interrogation reste pour moi une vocation. J’ai toujours été fascinée par la force des convictions et des questions.
Je passe la majeure partie de mon temps à observer et absorber les gens. Lorsque je ne pratique pas l’anthropophagie, je pratique l’introspection.
Alors forcément le livre de Nancy Huston ne pouvait que trouver écho en moi …
Nancy Huston, je la connaissais parce qu’elle est l’amoureuse littéraire de ma voisine copine, mais je n’avais jamais lu. Et puis je suis tombée sur l’espèce fabulatrice, choisi pour le titre, je me suis laissée porter par les mots et deux heures plus tard flottait en moi une flopée de questions, d’états d’âmes, de réflexions, de pensées vagabondes et inachevées.
Difficile de résumer un tel ouvrage.
Tout commence par une interrogation « A quoi ça sert d’inventer des histoires alors que la réalité est déjà tellement incroyable ? »
Et puis le reste suit…
Alors voilà, dans l’ordre et dans le désordre, ce livre philosophe, énonce, réfléchit et nous laisse à penser sur le rôle du Sens, de la fiction, que nous seuls créons et qui nous crée.
Au fil de ma lecture je me suis surprise à corner certaines pages, afin de retenir ce qui me marquait. Peut-être ces citations vous donneront-elles envie d’explorer l’imaginaire et les méandres de la complexité humaine tout autant que n’importe quelle critique, après tout ?
« Les êtres humains sont des magiciens qui s’ignorent »
« Le fait de croire en des choses irréelles nous aide à supporter la vie réelle »
« Non seulement l’imaginaire fait partie de la réalité humaine, il la caractérise et l’engendre »
« personnage et personne viennent tous deux de persona signifiant masque. Un être humain c’est quelqu’un qui porte un masque »
« Il n’y a pas de liberté sans lien. car sans lien il n’y a rien : ni langage, ni humanité, ni individu, ni a fortiori, liberté »
Et puis Nancy cite très souvent Romain Gary :
« Un très grand amour, ce sont deux rêves qui se rencontrent et, complices, échappent jusqu’au bout à la réalité ».
Pour comprendre pourquoi Nancy Huston énonce de telles réflexions et comment s’organise sa pensée, si vous cherchez à vous ouvrir un peu l’esprit sur l’humain, ses croyances et la part de romanesque en chacun de nous, alors il ne vous reste plus qu’à lire l’espèce fabulatrice.
Nous ne voyons pas d’autre solution, alors bonne nuit les caméléons !
Commentaires
Davidous, le 3 avril 2009
meline, le 3 avril 2009
crousti myrt, le 4 avril 2009
Davidous, le 4 avril 2009
Davidous, le 4 avril 2009