Ah le premier roman…
Jamais facile de s’attirer les faveurs des lecteurs lorsque l’on sort tout juste de l’ombre.
C’est l’exercice auquel se plie Alberto Torres Blandina avec « le Japon n’existe pas ».
« Le Japon n’existe pas » dénote sûrement davantage par sa forme que par son fond. Tout le long de l’ouvrage, un vieux balayeur monologue ses histoires d’aéroport.
Rien de bien alléchant ? Et bien détrompez-vous.
Au fil des pages le rythme s’installe, on s’attache aux personnages et l’on félicite le travail de style fait pour ne pas lasser. Toute l’ingéniosité de ce monologue de 158 pages repose dans ses chapitres courts. Le format choisi facilite la lecture d’un trait ou par bribes minutées.
Et pour la trame me direz-vous ? Et bien dans « le Japon n’existe pas » le vieux conteur nous livre les anecdotes dont il a été témoin durant des années de bons et loyaux services à l’aéroport. Ce lieu de transit, parenthèse du monde réel se fait le théâtre d’histoires quotidiennes, romanesques, fictives à tendances philosophiques.
Si « Le Japon n’existe pas » n’est pas LE livre de la rentrée, il méritait tout de même sa place sur crousti. Parce qu’il n’est pas toujours aisé de trouver le juste équilibre entre simple et simpliste et qu’Alberto Torres Blandina l’a fait avec légèreté.
Ce livre attire la sympathie et lorsque la dernière page pointe le bout de son nez c’est avec le sourire que l’on referme la parenthèse.
Commentaires
Davidous, le 25 août 2009
Jérémy, le 26 août 2009
Cécile de Quoide9, le 12 septembre 2009
sarah, le 14 avril 2010