Si vous deviez-vous définir que choisiriez-vous ?
A bien y penser, je ferai de moi un courant d’air. Pas une brise légère, trop lisse et familière mais plutôt un souffle court, capable de tout et son contraire dans une désarmante et désarmée constance. Celle qui transporte, tente de transfigurer, s’initie, initiale et intermédiaire.
Celle qui cherche et parfois trouve, celle qui glisse et qui s’immisce dans les esprits, dans les regards, pour mieux les balayer, de fond en comble et du sol au plancher.
Vent chaud et salutaire, se faufilant, plus ou moins discrètement, derrière chaque porte entrouverte avec raison ou déraison.
Vent sombre et froid, pour lui-même parfois, fatigué de souffler pour tous les réfractaires.
Pour un courant d’air il n’est pas toujours simple d’appréhender la notion de l’image fixe, du révélé, du certain, de l’assumé.
Le courant d’air songe qu’il se cache forcément quelque chose derrière.
Et puis il se demande comment faire le choix de ce qui doit rester et ce qui ne le doit pas ?
Pourquoi l’image parfois se fige alors que la raison nous donne toutes preuves que s’échapper elle devrait ?
Comment l’instant devient-il souvenir ? Comment le moment disparait-il aussi vite qu’il est né ?
Pourquoi certaines images peuvent se substituer à d’autres ?
Et dans ce cas l’image est elle jamais vraiment fixe ? Sous un autre angle, un autre regard, vient une nouvelle interprétation.
Mais alors faut-il changer l’image, la perception, ou les deux ? Complexe de trouver la bonne combinaison.
Ce mastermind, est celui auquel je joue chaque jour car images et courants d’airs semblent avoir bien du mal à s’appréhender, parfois.
Mais au final ne s’agit-il pas simplement de se demander si l’image est frileuse et si le vent est une bise ou un chocolatero ?