
Avez-vous déjà constaté à quel point les larmes sont des animaux bizarres ?
Tout d’abord la larme est imprévisible, cette petite bestiole s’insinue en vous à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Elle peut rester tapie au coin de votre oeil durant des jours, elle vous chatouille, gagne du terrain, se fait menaçante. Et puis lorsque l’on croit l’avoir vaincue, lorsque l’on baisse la garde, elle attaque, débarque avec toutes ses copines et là plus rien ne peut les arrêter.
On a beau tout tenter, non, tant que ces mini amazones n’ont pas libérées suffisamment de leurs comparses, il n’y a rien à y faire !
La larme est donc imprévisible, combative, parfois même surprenante, inexplicable, mais aussi salvatrice.
Après tout c’est vrai, les effluves de l’âme sont rarement bien accueillies à part quand elles sont larmes de joie, et pourtant, une fois l’attaque passée on se sent vide, vide mais mieux.
Comme si telle une colonie de fourmis elles avaient consciencieusement porté sur leur dos des milliers de miettes de tristesse.
La larme est une espèce difficile à cerner et à étudier pour l’homme. Redoutée parfois redoutable elle s’avère tout de même davantage amie qu’ennemie.
Un mal pour un bien.
Une chose est sûre, même si parfois la cohabitation s’avère complexe, pas le choix, il nous faut laisser vivre les larmes car elles sont loin d’être en voie d’extinction.
Commentaires
Guillaume, le 20 septembre 2007
Myrtille, le 20 septembre 2007
éliiiiiiiise, le 20 septembre 2007