Notez bien cette date chers lecteurs car fort peu souvent vous me verrez écrire ces mots : je rends les armes !

Devant quoi me direz-vous ? Et bien devant cet ouvrage, chronophage inutilement puisque tel un vieux scratch il est impossible de s’y attacher.

J’ai pourtant maintes et maintes fois essayé mais voilà, c’est officiel, rien n’y fait je n’arrive pas a voir la fin de ce bouquin…

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Des noms, des noms ! Si le coupable est dans la salle qu’il se dénonce …

J’y viens, j’y viens, celui qui pollue mon métro, qui me culpabilise sans pour autant qu’il m’euphorise n’est autre que “Ma vie avec Louis Lanher” de Louis Lanher (original n’est il pas ?).

Comme à mon habitude c’est la couverture qui m’a interpelé.
Les ballons, les couleurs il n’en fallait pas plus pour m’intriguer, puis la 4eme de couv, un prétentieux affirmé, un bobo télévisé, hum pourquoi pas ?
Encore un disciple de Beigbeder, il sera vite ingéré et passera telle une lettre à la poste (une crêpe au nutella dans mon estomac).

Et bien point du tout, le petit n’est qu’un traitre une vile escroquerie !
Je n’irais pas jusqu’à être vraiment méchante car comme vous le savez la méchanceté n’est pas ma spécialité mais tentons la critique constructive :

Ce qu’on ne peut lui enlever c’est que l’animal dispose plutôt d’une bonne plume, le ton est enjoué, le style un minimum recherché, il y a un je ne sais quoi de différent, une touche perso, un mini truc différenciant et pourtant ..

Pourtant le recueil ne se tient pas, des personnages récurrents mais pas pour autant attachants, un héros caricatural à souhait, des traits poussés à l’extrême et le tout ne fonctionne pas.
Il manque d’un fil conducteur, une locomotive au train de la superficialité 4eme degré.
Les histoires jouent sur des ressorts faciles, des recettes limpides pour tout écrivain fashion bobo mégalo …
Pourtant celui ci tente de prendre lui même du recul par l’autodérision mais là encore c’est sans conviction.

Au final, au début il était aisé de s’en sortir de manière habile sur ce créneau mais à présent la concurrence fais rage et les prédateurs sont féroces.
Les bien installés ne comptent pas céder leur place de si tôt et les petits nouveaux devront en avoir bien plus sous le capot.

Dommage pour Louis Lanher qui s’inscrira au chapitre de mes déceptions cette saison.