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Une âme égarée torturée
Un passé abusif, corrosif
Un personnage
Un univers
Une atmosphère
Et pour fil conducteur, les mots
Précis, incisifs, efficaces
Sussurés par une voix, éraillée
teintée d’excès

Daniel Darc je l’ai redécouvert chez Fogiel la semaine dernière.
Je connaissais comme tout le monde quelques une de ses références passées mais j’ai trouvé le personnage, intriguant, saisissant et tellement torturé que je me suis dit que cet album il me le fallait.
Les écoutes à répétition des 10 chansons de son dernier opus n’ont fait que conforter ma première impression.
En littérature comme en musique mon penchant va définitivement vers les artistes atypiques, ceux qui écrivent en marge et composent tout un univers autour de leurs œuvres, les personnages fissurés, les esprits fêlés, les optimistes désenchantés, ceux qui ne ressemblent qu’à eux et il y en a peu.
Et puis dans Amours suprêmes flotte la douce résurgence d’ambiances Gainsbouriennes alors pour ça et pour tout le reste ce CD il ne faut pas passer à côté.