Oui aujourd’hui je fais dans le racoleur mais attention ce n’est pas gratuit, enfin pas tout à fait.
Je m’explique, hier couchée à 23h30, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres (c’est la fête de l’expression désuète), impossible de trouver le sommeil.
Alors j’ai parcouru les rayonnages de ma bibliothèque en quête du livre qui pourrait m’occuper dans la salle d’attente du marchand de sable.
Trouvé, toi oui toi ce sera toi mon ptit, 148 pages s’ingèrent en vitesse… Ces 148 pages je les ai passées dans mon lit avec Beigbeder. Relecture de son tout premier roman, “Mémoires d’un jeune homme dérangé”. Agréable de redécouvrir l’esquisse d’un style et les pensées sinueuses d’un publicitaire littéraire et torturé.
Beigbeder, décrié par les puristes traditionalistes, adoré par la plupart des marketeux et publicitaires en devenir, un personnage qui pourra se targuer d’avoir fait couler maintes encres piquantes ou caressantes.
En mettant un point final à ces quelques pages je me suis demandée pourquoi la plupart de mes amis vingtenaires communicants vouaient un simili culte à cet homme.
Envions nous tous son parcours, son ascension, ses frasques nocturnes, son indéniable culture littéraire classique et contemporaine, son style, sa patte, son imagination, ses sarcasmes, ses provocations et la manière dont il nous emporte et nous dérange ? Ou bien rêverions nous tous secrètement de chroniquer dans Voici ou sur Paris Première ?
Certains diront que ses écrits sont commerciaux et faciles et que le personnage est suffisant et passablement insupportable mais pour moi il reste une référence, un ovni, un précurseur des Lolita Pille et autres Florian Zeller.
J’aime cette vision de l’amour dérangeante et dérangée, j’aime les amoureux transis et incompris, les quotidiens sans quotidien, les routes sinueuses et les mains balladeuses.
Alors oui je l’affirme au risque de passer pour une midinette Beigbeder est crousti ET glam’ …
S’il n’en restait qu’un ? L’amour dure trois ans que je peux lire et relire et relire et relire et re…
S’il en restait un second ? Windows on the world pour son originalité et la facilité que monsieur B. a a décrire des scènes d’une extrême violence, crues en ambiguës.
Bonne lecture les chaussures !