En préambule je tiens à rassurer mon fidèle lectorat : mes yeux savent toujours lire.
Cependant, je l’admets, bien souvent rien ne trouve grâce auprès d’eux.
Alors oui, les chroniques littéraires se font rares mais que voulez vous, je lis et j’exige d’exquises histoires.
Et que je ne vous entende pas vous plaindre puisqu’aujourd’hui je vous en propose 31 pour le prix d’une (Tesco lui même n’aurait jamais fait mieux).
En ces instants c’est pour Ermanno Cavazzoni que mes yeux balancent et que mon coeur chavire. Dans le métro, entre deux piges, en cas d’ennui, en cas de répit, « Les Idiots » je saisis.
« Les Idiots » dresse 31 portraits d’idiots contemporains, d’imbéciles heureux, d’illuminés croyants (mais sûrement pas à ce que l’on croit).
Au premier degré vous saurez apprécier le burlesque de ces destinées, au second et à tous ceux d’après vous pourrez méditer ces scénettes loufoquement romanesques, profondes de légèreté et diablement imaginatives.
Et puisque contrairement à ce que pourraient croire certains jeunes hommes (croisés à des heures bien trop tardives) je n’ai d’italienne que la glace, je l’affirme haut et fort : « Les Idiots » est à la littérature ce que « The Irrepressibles » est à la musique (n’y voyez aucun lien avec une quelconque obsession du moment, vraiment, aucun) !
Sur ces bonnes paroles, je vous rappelle qu’il se fait tard et je vais me coucher les chimpanzés.